PASCAL NAJEAN   Musique, Peintures, sculptures, photographies 

 

 

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série double trait


La baignoire : acrylique sur toile 50X70 cm 


Coquine : acrylique sur toile 50X60 cm


Danse 1 : acrylique, huile  sur toile - 60X120 cm 


Danse 2 : acrylique sur toile - 40X60 cm


Les filles : acrylique sur toile - 38X60 cm


La douche : acrylique sur toile : 50X 70 cm


Tout seul : acrylique sur toile - 40X160 cm


L'ami Frank : acrylique sur toile - 50X70 cm


Les filles : acrylique sur toile - 50X70 cm


Ondes : acrylique sur toile : 50X50 cm


J.C : acrylique, huile sur toile - 50X70 cm


Petite faim nocturne : acrylique, huile sur toile - 90X120 cm


Adam et Eve : triptyque, acrylique,huile sur toile - 50X70 cm X 3 


Les filles 3 : acrylique sut toile - 50X70 cm


Musique



"violence et sacrifice"

Série peintures, sculptures, modelages


métro

HUILE SUR TOILE


Sculptures

SCULPTURES

 

  • Après la photographie, la sculpture. Un passage, une évolution, voire une régression vers ce qui est pour moi un retour aux origines. Un retour à la pierre et à la matière comme échappatoire à la futilité du monde moderne, à l’inconsistance du discours policé, à l’art insubstantiel d’aujourd’hui. Plus rien ne reste, tout passe, hégémonie de l’instant quand l’art impose la permanence et le dépassement du présent. Négatif, numérique… La photographie fige et aplanie le réel. Grés, granit… La pierre lui redonne forme et sa dimension plurisensorielle. Sculpter, c’est toucher du doigt le mystère de la création. Voilà ma nouvelle pierre angulaire.    

 

Homme Mutant
Homme Mutant

« Autoportrait », Pascal NAJEAN

(2007)

 

L’autoportrait, ou la figure de l’artiste par lui-même. À moins que le regard de l’artiste sur son image, ne soit que celle que lui renvoie son art, son spectateur, son quotidien. Un jeu de regardeurs, dans lequel l’un est pris pour l’autre et l’autre pour ce que l’un veut y voir. Un conflit entre doubles mimétiques qui interroge le concept de ressemblance. Où est l’impertinence ? Dans l’image déréalisée de l’artiste ou dans l’image mécanique et photograhique, presque trop rassurante ? Faut-il comme Œdipe se crever les yeux pour se libérer des faux-semblants ou trouver la ressemblance dans la dissemblance, un ego en gestation dans la déformation ? Ce sont les interrogations auxquelles j’ai dû me confronter tout en taillant la matière. Mais même sculpté, ce soi, cet autre de pierre est-il encore moi ? Ne reste alors que la solitude et la douleur d’une image de soi que l’on ne trouve jamais dans le miroir. L’autoportrait comme œuvre entre mal de vivre et quête du soi.


« A demi-maux », Pascal NAJEAN

(2008)

 

 

 Anatomie de la pierre ou sculpture des passions humaines ? Certainement l’un et l’autre lorsqu’on se confronte à cette oeuvre coupée en deux. Dans le miroir, elle est femme. Seins généreux, flancs arrondis, allure maternelle et confort d’un physique qui stimule le regard régressif, le confort embryonnaire. Toujours cette quiétude du miroir, celle qui reflète l’être conforme et rassurant. De face, elle inquiète. Femme, es-tu là ? Demi-femme, l’absence interpelle, l’incomplétude dérange, l’hybridité inquiète. Un regard, et l’on meuble, l’on remodèle, l’œil redessine les courbes rassurantes, le regard du spectateur poursuit l’œuvre inachevée. Incomplète, vraiment ? À moins que la moitié ne suffise à construire l’être entier. Après tout, n’est-ce pas ce que nous faisons chaque jour, aveuglément ? L’apparence, maîtresse de l’essence, a fait de la partie un tout, d’un je, d’un nous. Ou peut être que la sculpture dans son retour à la pierre et aussi retour à l’origine, à un temps où l’homme était dans son ensemble de forme ronde, avec un dos arrondi, quatre mains, autant de jambes, deux visages pour une seule tête et quatre oreilles. Un temps où il n’y avait pas deux espèces d’hommes mais trois : le mâle, la femme et l’androgyne, être parfait constitué de l’un et de l’autre. Puis, la faute, la transgression, la douleur de la séparation. Toujours l’un et l’autre… Alors peut-être que chacun de nous, finalement, est fatalement androgyne ; être composite de ce que l’on est, de ce que l’on veut être et de ce que l’autre y voit. Être dont la peur de la finitude et de la perfection, nous laisse toujours dans un coup d’inachevé, stigmate d’une faute originelle, amertume de la punition. D’ailleurs, finir n’est-il pas mourir ?


 

 


chien cyborgue pétrifié par une gorgone


autre chien


PHOTOGRAPHIES

 

     

 

 

 

 Comme pour les Surréalistes, la photographie est pour moi un support qui doit nourrir et provoquer mon inconscient. Je n'ai donc jamais hésité à employer toutes les possibilités techniques pour sublimer ce médium autant que mon instinct : la retouche, avec l'utilisation de l'encre dans la série « Métro », les différents produits chimiques et le pinceau pour « Les voisins de piscine », ou plus récemment l'outil informatique pour la série « Danse » et les grandes photos de « Dessous de table ».
Bien évidemment, j'ai beaucoup d'admiration pour les grands photographes qui ont su jouer avec la lumière, le cadrage ou le sujet. Mais mon travail, tout en ne négligeant pas la qualité visuelle de l'image photographique, s'est orienté vers une autre voie esthétique, celle de la mise en fiction d'une sensation, l'artificialisation d'une scène prise sur le vif.

Pascal Najean.


 

 

 


«Dessous de table»

  Pascal NAJEAN

Série de photographies

2005

 





Il y a le quotidien et... Les dessous de
 table. L'envers du décor sujet à fantasme. Des 
pieds croisés qui se frôlent, qui se mêlent...
Des mains qui se touchent... Une intimité 
cloisonnée, préservée de la curiosité sociale. Il
 y a la table, ce totem du partage, du rendez vous,
du lien. Ce ciment familial, amical et
 professionnel, propice au folklore des relations
 humaines. Mais qui a-t-il sous la nappe, sous ce
 voile du politiquement correct et des échanges 
policés ? Un enfant qui regarde. Caché dans 
cette boîte de Pandore à quatre pattes, il s'est 
réfugié dans ce qui constitue, au fil des années, 
son terrain de jeu préféré. Un enfant qui joue 
et observe le monde qui tourne autour de sa
table. Un enfant protégé par son imagination,
 diverti par la réalité, trahi par son innocence.
 Journaliste, Pascal NAJEAN a réussi grâce à
 sa série « Dessous de Table » à allier authenticité 
et fantaisie. Tiraillé entre son amour d'un art au delà 
de la conscience et la rigueur de l'écriture
 journalistique, il propose une exposition en deux
 temps, en deux photos. Il y a la photo volée à la 
terrasse d'un café, prise au hasard des rencontres
 et des humeurs. Des centaines de photographies
 de jambes, de pieds, de pattes, de chaises et de 
tables forment ainsi la base de son travail. Ces
 photos sont présentées sans retouches et dans
 un format standard comme une réalité brute 
et asservie. Celles-ci nourrissent la créativité 
du photographe pour donner une photo plus 
grande, travaillée en studio avec des modèles. 
Une opportunité pour Pascal NAJEAN de 
revenir à ce qu'il aime : un univers hétéroclite
 peuplé de sirènes, de monstres et de créatures
 félines qui sous une apparente diversité se
 retrouvent toutes mises à nus. Capturés, les
 sujets du photographe se révèlent et laissent
 apparaître leur faiblesse et leur peur. Les deux 
tirages sont inséparables comme l'association
 du conscient et de l'inconscient, quinze paires de
 photographies réunies par la fantaisie artistique. 
Charlène SANTINI

 

 

 

 


Série "Voisins de piscine"


Portraits d'arbres